Lèktè an nou, moun an nou, mèsi pou tan-la nou pasé. Nou ka fèmé pòt !

Published by

on

REVUE NEG, dernier communiqué du 24 février 2025

Chers lecteurs.rices,

C’est sans tristesse que je vous annonce, après une longue réflexion et 5 belles années de bénévolat, la fermeture (définitive?) de la revue NEG effective le 1er mai 2025.

Depuis la création de cette revue libre et engagée (mai 2020), j’ai eu l’honneur de promouvoir plusieurs voix marginalisées de la diaspora de Guadeloupe, Martinique, Haïti et leur offrir un espace d’expression, de non-censure, de transmission. Un espace gratuit et accessible à tous, 4 revues, 1 livre et divers entretiens.

En tant que directrice de publication, je suis consciente du travail effectué (sans ressources financières) ces 5 dernières années et encore plus reconnaissante de votre soutien et de l’appui reçus de nos lecteurs (rices) et nos contributeurs (rices). Cependant, malgré ma volonté de pérenniser cet espace mawon, je peine à poursuivre cette aventure éditoriale pour des raisons légitimes, entre burn-out militant, manque de ressources (lajan) et luttes internes. Sans doute lié à la fin d’un cycle de transmission, l’épuisement est là.

Le burn-out militant ne s’estompe pas. Le capitalisme entrave toute lutte.

Le burn-out militant ne s’estompe pas. Quel avenir pour nous, jeunes politisé.e.s ? En plus des injustices sociales, de la précarité qu’impose la lutte anticapitaliste, l’impossibilité de s’insérer depuis le retour au péyi, c’est de la répression politique que je vois. Et alors que nos institutions se désengagent, nous devons en plus être confrontés à l’entre-soi des intellectuel(le)s et les conflits générationnels de nos militant(e)s. Les générations d’avant ne sont pas la nôtre (94-95) et ne peuvent pas saisir l’urgence et la survie que nous impose ce capitalisme indécent…

La revue NEG peut-elle revenir dans quelques années ? Spontanément, je dis “Non” mais avec du recul : “ Si je trouve le temps, l’énergie et le capital pour continuer ”. Les réseaux sociaux seront désactivés à la fermeture, le site toujours disponible sans être alimenté. Tous les numéros (format digital) seront tout de même accessibles pour la mémwa.

Avant la fermeture : du 17 mars au 1er mai, une série d’entretiens en l’honneur de l’héritage intellectuel, artistique, activiste de plusieurs femmes sera publiée.

Adan on dòt solèy !

S’agit-il de votre nouveau site ? Connectez-vous pour activer les fonctionnalités d’administration et ignorer ce message
Se connecter